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Mémoires et travaux universitaires avec Mimir Mentor

Autoplagiat : peut-on réutiliser un ancien travail ?

Un ancien travail réutilisé dans un nouveau document pour illustrer l’autoplagiat

L’autoplagiat désigne notamment la réutilisation non transparente d’un travail personnel déjà évalué ou publié, présenté comme une contribution nouvelle. Être l’auteur du texte ne règle donc pas toute la question. Avant de reprendre un passage, vérifiez les consignes de l’évaluation, indiquez le travail antérieur et demandez l’accord nécessaire.

Pourquoi peut-on avoir un problème avec son propre texte ?

Une évaluation attend une contribution répondant à une nouvelle consigne. Réutiliser un travail sans le signaler peut donner une image trompeuse de ce qui a été réalisé pour cette évaluation. Dans une publication, le même enjeu concerne l’originalité annoncée et la transparence des résultats déjà diffusés.

À titre d’exemple institutionnel, l’UQAM distingue la remise d’un travail déjà évalué du cas où l’enseignant prévoit explicitement sa réutilisation. Cette règle québécoise illustre le problème ; elle ne remplace pas le règlement de votre propre établissement. (Source : UQAM, autoplagiat).

L’autoplagiat se distingue du copier-coller d’un autre auteur, mais une reprise non déclarée peut rester problématique même lorsque toutes les sources externes étaient correctement citées.

Quelles réutilisations faut-il distinguer ?

Avant de reprendre un contenu personnel
SituationPoint de vigilanceDémarche recommandée
Notes personnelles jamais remisesLes notes peuvent contenir des citations d’autrui.Retrouver les sources et distinguer les extraits de vos commentaires.
Devoir déjà noté dans un autre coursLe nouveau devoir pourrait ne pas être une nouvelle contribution.Demander l’accord préalable et préciser les parties reprises.
Mémoire poursuivant un projet antérieurLe périmètre nouveau doit être explicite.Décrire les travaux antérieurs, l’apport supplémentaire et les modalités convenues avec l’encadrant.
Données déjà collectéesLe droit de les réutiliser ne se confond pas avec le droit de recopier le texte.Vérifier les autorisations, la méthode, la confidentialité et la déclaration de l’analyse antérieure.
Article ou chapitre déjà publiéLes règles éditoriales et les droits de diffusion peuvent intervenir.Consulter les conditions de la publication et signaler précisément le contenu antérieur.

La citation de votre ancien texte est utile à la transparence, mais elle ne remplace pas une autorisation requise. Une nouvelle mise en page ou un changement de titre ne crée pas non plus une contribution nouvelle.

Comment demander une autorisation clairement ?

Présentez le projet avant la remise et donnez suffisamment d’informations pour que l’encadrant puisse décider. Une demande vague comme « puis-je reprendre quelques éléments ? » ne précise ni la quantité ni la nature de la reprise.

Exemple de message à adapter : « Mon précédent dossier sur [sujet] a été évalué dans [cours]. Pour ce mémoire, je souhaiterais réutiliser [données ou parties précises], en les identifiant, et développer [nouvelle analyse]. Cette réutilisation est-elle autorisée et sous quelle forme dois-je la déclarer ? »

Conservez la réponse et appliquez ses limites. Si le projet change, faites confirmer le nouveau périmètre. Cette trace aide à comprendre les conditions convenues ; elle n’autorise pas une reprise plus large que celle discutée.

Comment citer et présenter le travail antérieur ?

Identifiez le document, sa date, son contexte et son statut : devoir non publié, mémoire déposé ou article, par exemple. Suivez le style bibliographique demandé pour ce type de document. Dans le texte, expliquez en quoi la nouvelle analyse prolonge ou se distingue de la précédente.

Exemple de formulation à personnaliser : « Cette étude prolonge un projet réalisé dans [contexte]. Les données de [périmètre] sont réutilisées avec l’accord prévu ; la présente analyse porte sur [apport nouveau]. » Cette phrase doit décrire la situation réelle, pas servir de déclaration standard couvrant n’importe quelle réutilisation.

Notre guide pour citer ses sources aide à relier les renvois au document complet. Si vous réutilisez aussi les mots d’autres auteurs contenus dans votre ancien travail, les sources d’origine restent à attribuer.

Reformuler son ancien devoir suffit-il ?

Non. Remplacer les phrases peut masquer la reprise sans changer le travail intellectuel déjà évalué. Demandez-vous ce qui est nouveau : question, terrain, corpus, méthode, analyse ou discussion. Si la contribution repose essentiellement sur le même travail, la seule réécriture ne répond pas à l’exigence de transparence.

Un logiciel peut signaler un rapprochement avec un texte personnel accessible, ou ne rien trouver si ce texte n’entre pas dans sa couverture. Dans les deux cas, il ne connaît pas les autorisations et les consignes de votre cours. Ne cherchez pas à contourner un contrôle de similitude.

Examiner les similitudes avec leur contexte

Quelle checklist suivre avant de réutiliser un travail ?

  • Identifier ce qui a déjà été évalué, publié ou diffusé.
  • Décrire ce qui sera réellement nouveau dans le prochain travail.
  • Obtenir les accords demandés avant la réutilisation.
  • Citer et signaler les reprises selon les consignes reçues.
  • Conserver les autorisations et les versions des documents.

Intégrez ce contrôle à votre relecture anti-plagiat et à la checklist de relecture du mémoire. En cas de doute, le règlement et l’encadrant priment sur un conseil général trouvé en ligne.

Dans une thèse sur articles, le réemploi demande aussi de préciser les contributions collectives. Notre guide du plagiat dans une thèse de doctorat propose un tableau de suivi des reprises.

Questions fréquentes

Puis-je rendre le même devoir dans deux cours ?

Ne le faites pas sans autorisation explicite. Les attentes et règles de chaque évaluation doivent être clarifiées avant la remise.

Citer mon ancien mémoire suffit-il ?

La citation rend la reprise identifiable, mais ne remplace pas une autorisation lorsque celle-ci est requise.

Puis-je réutiliser mes propres données ?

Cela dépend du projet, des autorisations, de la confidentialité et des consignes. Distinguez la réutilisation des données, du texte et d’une analyse déjà présentée.

Un ancien brouillon personnel est-il concerné ?

Un brouillon jamais remis n’est pas dans la même situation qu’un devoir évalué. Vérifiez toutefois les emprunts et les références qu’il contient.

Y a-t-il un taux d’autoplagiat autorisé partout ?

Non. Un seuil de similitude ne décrit ni les consignes, ni l’autorisation de réutilisation, ni la nouveauté de la contribution.

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