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Mémoires et travaux universitaires avec Mimir Mentor

Autoplagiat : peut-on réutiliser un ancien travail ?

Un ancien travail réutilisé dans un nouveau document pour illustrer l’autoplagiat

L’autoplagiat désigne notamment la réutilisation non transparente d’un travail personnel déjà évalué ou publié, présenté comme une contribution nouvelle. Être l’auteur du texte ne règle donc pas toute la question. Avant de reprendre un passage, vérifie les consignes de l’évaluation, indique le travail antérieur et demande l’accord nécessaire.

Mimir Mentor est une plateforme d’IA pour les travaux universitaires. Son détecteur de plagiat compare ton texte à des sources, vérifie tes citations et repère les passages typiques d’une IA avant la remise.

Réponse courte : quand un travail antérieur pose-t-il problème ?

L’autoplagiat apparaît lorsque tu réutilises tes propres textes, données ou figures sans signaler qu’ils viennent d’un travail déjà remis ou publié. Le problème n’est pas l’auteur, mais la transparence : le lecteur doit savoir ce qui est nouveau.

  • Traite tes anciens dossiers et mémoires comme des sources.
  • Signale les passages réutilisés comme travail antérieur, même si tu les reformules.
  • Parles-en à ton encadrant si tu prolonges un modèle, des données ou des chapitres d’un travail précédent.
CaractéristiquePlagiat d’autruiAutoplagiat
Origine du texteUne autre personneToi-même, dans un travail antérieur
Règle en causeIntégrité académique et, selon la reprise, droit d’auteurSurtout intégrité académique et règlement des études, et pour une publication, les droits cédés à l’éditeur
Ce qui est trompeurQui a écrit le texteCe qui est nouveau dans le travail

Plagiat et atteinte au droit d’auteur ne sont pas la même chose. Le plagiat concerne une reprise non signalée. La question du droit d’auteur se pose à part, par exemple lorsqu’un article déjà publié est repris. Selon le règlement, une réutilisation non déclarée peut être traitée comme une fraude, avec les mêmes suites qu’un autre plagiat. Voir les conséquences du plagiat.

Pourquoi peut-on avoir un problème avec son propre texte ?

Une évaluation attend une contribution répondant à une nouvelle consigne. Réutiliser un travail sans le signaler peut donner une image trompeuse de ce qui a été réalisé pour cette évaluation. Dans une publication, le même enjeu concerne l’originalité annoncée et la transparence des résultats déjà diffusés.

À titre d’exemple institutionnel, l’UQAM distingue la remise d’un travail déjà évalué du cas où l’enseignant prévoit explicitement sa réutilisation. Cette règle québécoise illustre le problème ; elle ne remplace pas le règlement de ton propre établissement (Source : UQAM, autoplagiat).

L’autoplagiat se distingue du copier-coller d’un autre auteur, mais une reprise non déclarée peut rester problématique même lorsque toutes les sources externes étaient correctement citées.

Quelles réutilisations faut-il distinguer ?

Avant de reprendre un contenu personnel
SituationPoint de vigilanceDémarche recommandée
Notes personnelles jamais remisesLes notes peuvent contenir des citations d’autrui.Retrouver les sources et distinguer les extraits de tes commentaires.
Devoir déjà noté dans un autre coursLe devoir risque de ne rien apporter de nouveau.Demander l’accord préalable et préciser les parties reprises.
Mémoire poursuivant un projet antérieurCe qui est nouveau doit être clairement délimité.Décrire les travaux antérieurs, l’apport supplémentaire et les modalités convenues avec l’encadrant.
Données déjà collectéesLe droit de les réutiliser ne se confond pas avec le droit de recopier le texte.Vérifier les autorisations, la méthode, la confidentialité et la déclaration de l’analyse antérieure.
Article ou chapitre déjà publiéLes règles éditoriales et les droits de diffusion peuvent intervenir.Consulter les conditions de la publication et signaler précisément le contenu antérieur.

La citation de ton ancien texte est utile à la transparence, mais elle ne remplace pas une autorisation requise. Une nouvelle mise en page ou un changement de titre ne crée pas non plus une contribution nouvelle.

Comment demander une autorisation clairement ?

Présente le projet avant la remise et donne suffisamment d’informations pour que l’encadrant puisse décider. Une demande vague comme puis-je reprendre quelques éléments ? ne précise ni la quantité ni la nature de la reprise.

Exemple de message à adapter : Mon précédent dossier sur [sujet] a été évalué dans [cours]. Pour ce mémoire, je souhaiterais réutiliser [données ou parties précises], en les identifiant, et développer [nouvelle analyse]. Cette réutilisation est-elle autorisée et sous quelle forme dois-je la déclarer ?

Conserve la réponse et applique ses limites. Si le projet change, fais confirmer le nouveau périmètre. Cette trace aide à comprendre les conditions convenues ; elle n’autorise pas une reprise plus large que celle discutée.

Quelle part d’un ancien travail peut-on réutiliser ?

Il n’existe pas de pourcentage général, comme 10 % ou 20 %, qui fixerait une limite. Ce qui compte, c’est la transparence, la nécessité et l’accord de l’encadrant lorsqu’il est requis.

Une réutilisation est en général acceptable si les deux conditions suivantes sont réunies :

  • elle est nécessaire sur le fond, par exemple pour prolonger dans une thèse un modèle développé dans ton mémoire de master,
  • le passage est clairement signalé et ton travail antérieur est cité comme une source.

Elle pose problème :

  • lorsqu’elle sert à allonger le nouveau travail,
  • lorsqu’un texte ou des données sont repris sans renvoi clair au travail précédent.
Texte d’un ancien dossier (exemple fictif)Citation correcte de ce travail (style APA)
Copier le travail d’autrui est contraire à l’intégrité académique et interdit par les règlements des études. Reprendre les idées d’autres auteurs reste pourtant nécessaire pour situer une recherche. L’usage d’un style de citation reconnu est donc indispensable.L’importance d’un style de citation reconnu a déjà été soulignée dans un travail antérieur (Ton nom, 2024).

Citer ton propre travail antérieur de façon transparente n’est pas de l’autoplagiat. Vérifie toutefois si une autorisation est également nécessaire.

Comment citer et présenter le travail antérieur ?

Identifie le document, sa date, son contexte et son statut : devoir non publié, mémoire déposé ou article, par exemple. Suis le style bibliographique demandé pour ce type de document. Dans le texte, explique en quoi la nouvelle analyse prolonge ou se distingue de la précédente.

Exemple de formulation à personnaliser : Cette étude prolonge un projet réalisé dans [contexte]. Les données de [périmètre] sont réutilisées avec l’accord prévu ; la présente analyse porte sur [apport nouveau]. Cette phrase doit décrire la situation réelle, pas servir de déclaration standard couvrant n’importe quelle réutilisation.

Notre guide pour citer ses sources aide à relier les renvois au document complet. Si tu réutilises aussi les mots d’autres auteurs contenus dans ton ancien travail, les sources d’origine restent à attribuer.

Reformuler son ancien devoir suffit-il ?

Non. Remplacer les phrases peut masquer la reprise sans changer le travail intellectuel déjà évalué. Demande-toi ce qui est nouveau : question, terrain, corpus, méthode, analyse ou discussion. Si la contribution repose essentiellement sur le même travail, la seule réécriture ne répond pas à l’exigence de transparence.

Un logiciel peut signaler un rapprochement avec un texte personnel accessible, ou ne rien trouver si ce texte n’entre pas dans sa couverture. Certains établissements conservent aussi les travaux remis dans la base de leur outil de similitude ; un ancien dossier peut alors ressortir lors d’un contrôle ultérieur. Dans tous les cas, l’outil ne connaît ni les autorisations ni les consignes de ton cours. Ne cherche pas à contourner un contrôle de similitude.

Examiner les similitudes avec leur contexte

Exemples : où passe la limite ?

Situation (exemple fictif)ÉvaluationPourquoi
Tu reprends les cinq pages de méthodologie de ton mémoire de licence dans ton mémoire de master, sans référence.AutoplagiatLe travail est présenté comme nouveau alors qu’une grande partie a déjà été évaluée.
Tu reprends une figure de ton mémoire de master dans ta thèse, avec en légende la mention Adaptée de Ton nom (2024).Pas d’autoplagiatLe travail antérieur est cité clairement comme source.
Tu reprends la définition que tu avais paraphrasée dans un ancien dossier, en citant l’auteur d’origine mais pas ton dossier.Risque d’autoplagiatLe texte est identique à ton ancienne version et peut être signalé. Mieux vaut reformuler à partir de la source d’origine.

Reprendre ses anciennes paraphrases : repartir de la source

Même si tu avais correctement paraphrasé un auteur dans un ancien dossier, ne copie pas cette paraphrase telle quelle. Reviens à la source d’origine et formule l’idée à nouveau pour le nouveau travail, en fonction de ta nouvelle question. L’assistant de rédaction peut t’aider à formuler l’idée à partir de tes nouvelles notes, avant une vérification finale du document.

Enregistre aussi tes anciens travaux dans ton gestionnaire de références, par exemple sous la forme Dossier de sociologie, 2024. Lorsque tu en reprends une idée, tu peux ainsi citer immédiatement le travail concerné.

Quelle checklist suivre avant de réutiliser un travail ?

  • Identifier ce qui a déjà été évalué, publié ou diffusé.
  • Décrire ce qui sera réellement nouveau dans le prochain travail.
  • Obtenir les accords demandés avant la réutilisation.
  • Citer et signaler les reprises selon les consignes reçues.
  • Conserver les autorisations et les versions des documents.

Intègre ce contrôle à ta relecture anti-plagiat et à la checklist de relecture du mémoire. En cas de doute, le règlement et l’encadrant priment sur un conseil général trouvé en ligne.

Dans une thèse par articles, le réemploi demande aussi de préciser les contributions collectives. Notre guide du plagiat dans une thèse de doctorat propose un tableau de suivi des reprises.

Vérifier ton mémoire avec Mimir Mentor

Avant la remise, importe ton document dans le détecteur de plagiat de Mimir Mentor. L’analyse gratuite indique le nombre de correspondances, de citations à vérifier et de passages signalés pour l’IA. Le rapport Premium détaille chaque passage phrase par phrase, pour que tu le relises dans son contexte et complètes l’attribution si nécessaire. Notre comparatif de 12 détecteurs de plagiat présente la méthode et les résultats.

Exemple de rapport de plagiat dans Mimir Mentor
Exemple de rapport de plagiat dans Mimir Mentor.

Tes données restent protégées : Mimir Mentor est conforme au RGPD, avec des serveurs dans l’Union européenne. Les documents que tu soumets à une analyse sont traités pour cette analyse, supprimés au plus tard après 30 jours et ne sont ajoutés à aucune base de données publique. Ils ne servent pas aux vérifications d’autres utilisateurs et ne ressortiront donc pas comme correspondance lors d’un contrôle ultérieur. Plus de 70 000 étudiants utilisent déjà Mimir Mentor pour leurs travaux universitaires.

Vérifier mon mémoire gratuitement →

Questions fréquentes

  1. Puis-je rendre le même devoir dans deux cours ?

    Ne le fais pas sans autorisation explicite. Les attentes et règles de chaque évaluation doivent être clarifiées avant la remise.

  2. Citer mon ancien mémoire suffit-il ?

    La citation rend la reprise identifiable, mais ne remplace pas une autorisation lorsque celle-ci est requise.

  3. Puis-je réutiliser mes propres données ?

    Cela dépend du projet, des autorisations, de la confidentialité et des consignes. Distingue la réutilisation des données, du texte et d’une analyse déjà présentée.

  4. Un ancien brouillon personnel est-il concerné ?

    Un brouillon jamais remis n’est pas dans la même situation qu’un devoir évalué. Vérifie toutefois les emprunts et les références qu’il contient.

  5. Y a-t-il un taux d’autoplagiat autorisé partout ?

    Non. Un seuil de similitude ne décrit ni les consignes, ni l’autorisation de réutilisation, ni la nouveauté de la contribution.

  6. Puis-je m’appuyer sur mon mémoire de licence pour mon mémoire de master ?

    Oui, si tu le signales et si le nouveau travail apporte une contribution nouvelle. Cite le mémoire de licence comme source, précise ce qui est repris et parles-en à ton encadrant lorsque la reprise porte sur des données, un modèle ou des chapitres entiers.

  7. La vérification avec Mimir Mentor crée-t-elle un risque d’autoplagiat ?

    Non. Ton texte est traité uniquement pour l’analyse, sur des serveurs dans l’Union européenne, supprimé au plus tard après 30 jours et n’est ajouté à aucune base de données publique. Il n’entre pas non plus dans les vérifications ultérieures d’autres utilisateurs. Si tu as déjà publié un travail, des correspondances avec cette publication peuvent en revanche apparaître.

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